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| Septembre 2008 | ||||||||||
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Bon, alors, bon. Plantons le décor. C'est Tonton Chirac, à la guerre 14-18. Bon, alors la guerre, les poilus, les tranchées, la boue et les totos, tout ça, vous aurez compris. Le décor est planté. L'intrigue à présent.
Tonton Chirac a mal digéré l'offensive ratée du Chemin des Dames. Pour lui, il est hors de question d'accepter une fois de plus le casse-pipe sans mot piper (eh vous avez vu le jeu de mots, ouah). Que va-t-il faire ? Eh bien il chie dans son casque pour boucher l'canon.
Voilà. D'autre eussent ligué un groupe de soldats contre leurs supérieurs, les obligeant à réviser leurs tactiques malheureuses. Tonton Chirac, non. Il se contente de déféquer dans son couvre-chef.
Alors que je vois s'immiscer en vous le dédain, que certains, non sans ironie louent ses qualités indéniables de tactique militaire, la suite vient vous clouer net. Et notre héros se révèle bien plus efficace que nous l'ayons supposé. Le canon explose. N'est-ce pas là une formidable preuve de l'efficacité de la méthode dite "caca al capo", immortalisée par les soldats italiens ralliés à la Prusse contre l'empire Austro-Hongrois en 1866. Rappelons-nous les mots justes de Garibaldi déclarant, fier, devant ses troupes : "Anda cagare al'capo, se voi esplodere il cannone !".
Ne nous éparpillons pas en digressions. Chirac est foutu. Ca me semble évident.
Mitterrand arrive, le prend par la peau du cul, ce qui, on ne m'ôtera pas de l'idée, appartient à une diplomatie d'une autre époque. Henri Cuq, le ministre délégué au relations avec le parlement, me disait encore récemment : "Tu vois, ma Cocotte (oui, dans l'intimité, Riton m'appelle 'ma Cocotte', que voulez-vous, ce sont les vertiges du pouvoir) Tu vois, ma Cocotte, un président de la République en exercice éviterait aujourd'hui de prendre le responsable de l'opposition par la peau du cul. Et même s'il avait chié dans son casque pour boucher le canon."
[Mitterrand] le met dans les chiottes, et lui pisse dessus. A noter une curiosité inexplicable. Pourquoi ces toilettes à proximité ? J'ai du mal à y croire. Déjà, construire des sanitaires sous un feu croisé, par un froid de canard et sous la pluie, que ce putain de béton veut pas sécher, non, j'ai du mal. Et supposons que nos piou-pious progressent sur le champ de bataille, on fait quoi ? On démolit et on reconstruit ? Et puis cela pose un problème logistique. Le tout-à-l'égout ou la fosse septique ? Certes la fosse septique apparaît comme un compromis acceptable, encore faut-il la purifier une fois par mois avec, je vous le demande, avec, Eparcyl, la fosse tranquille, aujourd'hui seul légataire de l'oeuvre politique de François Mitterrand (1917-1996).
cOMMENNTSE