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Aujourd'hui dans nos studios, nous avons l'immense honneur de recevoir le secrétaire général du MIRB, le Mouvement International de Regroupement des Belettes, Monsieur Francis Giboute. Celui que l'on appelle désormais SuperBelette défraye régulièrement la chronique, mais qui se cache vraiment derrière ce personnage mystérieux ? Laurent Dévoux l'a trouvé assez sobre, pour une belette en tout cas.
Laurent Dévoux : SuperBelette, bonjour... Vous permettez que je vous appelle 'SuperBelette' ?
Francis Giboute aka. SuperBelette : Oh oui, je peux t'appeler Gérard ?
L.D.: C'est Laurent mon prénom.
S.B.: Oui mais je préfère Gérard.
L.D.: OK. SuperBelette, on vous voit beaucoup ces derniers temps. A quoi ressemblent vos journées ?
S.B.: Oh ben, je chasse pas mal, des souris, des trucs. Sinon je fais un peu de bricolage. Oh je trouve toujours à m'occuper.
L.D.: Mais l'engagement syndical est il compatible avec la vie de petit mammifère carnivore d'Eurasie et d'Afrique du Nord ?
S.B.: Euh, non, moi je viens de Clermont-Ferrand. En fait j'avais 5 ans quand on a déménagé. Mon père avait une opportunité comme vendeur de colle à tissus, et on est partis en Neurasie, là.
L.D.: Ah oui parce que ça m'arrange pas vraiment là, j'avais prévu une série de questions sur l'Amérique du Nord mais du coup ça marche pas...
S.B.: Bon, enchaîne on verra bien.
L.D.: Alors. L'Amérique... non attends pas celle là... En quelle année as-tu décidé de lancer cette opération de regroupement des belettes ?
S.B.: C'était en 72. Hiver rude. Sa mère, j'ai eu tellement froid cette année là que je me suis dit qu'à plus on serait beaucoup, qu'à moins qu'on aurait froid.
L.D.: Quel succès, depuis !
S.B.: Ben non, c'est la merde, y'en a qui créent des courants au sein de l'organisation, et qui demandent plus de transparence et de démocratie. Ils nous font chier. L'autre coup y'a une musaraigne qui passe. Bon. Alors je dis à tout le monde : "Allez, on va choper la musaraigne". Et ces crétins de la tendance Concertation & Diplomatie ont demandé un vote à main levée. Voter à main levée... Pff... Des fois j'ai l'impression qu'ils oublient qu'on est des belettes, et que si on lève une patte, on se casse la gueule.
L.D.: Vous-même vous prônez un retour à la belettitude.
S.B.: Oui, c'est à dire qu'on s'est aperçus que beaucoup nous prenaient pour des hermines ou des visons. Alors qu'on n'a rien du tout à voir avec eux. Vous comprenez, on n'a rien contre eux, c'est juste que... enfin vous voyez... les visons c'est pas loin des putois... Moi je connais une famille de belettes, ils habitent un immeuble en banlieue. Sur le palier d'en face vivent un couple de visons avec leurs 8 gosses. Si on ajoute à ça le bruit et l'odeur, eh bien le travailleur belette il devient fou.
L.D.: SuperBelette, quels sont vos projets pour le futur ?
S.B.: Eh bien Gérard,...
L.D.: Laurent, moi c'est.
S.B.: Ouais, ta gueule. Donc mes projets c'est tout d'abord, en 1) qu'on arrête de nous prendre pour des visons, j'insiste mais c'est chiant, en 2) pouvoir modifier les dates de la chasse à la taupe, parce que c'est pas pour dire, mais les dates actuelles, c'est une honte, et en 3) c'est trouver une place en crèche pour Stiveune, mon dernier, mais ça va pas être facile vu qu'ils ont mis des quotas de visons pour les crèches, vous voyez, tout tourne autour de ça.
L.D.: SuperBelette, merci.
S.B.: Ce fut un plaisir.
cOMMENNTSE