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"Mon coeur est français mais mon cul est international !" avait dit Arletty, à qui on reprochait sa liaison avec un officier allemand pendant la seconde guerre mondiale.
La petite histoire veut que lors de son procès, faible et pâlotte, au président qui lui demanda comment elle se sentait, elle répondit :
"Bof... pas très résistante."
Je ne l'invente pas. C'est une anecdote que j'ai trouvée parmi les fabuleuses histoires de Jean Marc Epinoux, dans des recueils de nouvelles incroyables (mais vraies) appelés Curiositas (éditions N°1). Cherchez pas, ça n'existe plus.
Dans ces chefs d'oeuvres de la littérature moderne se bousculaient maints illustres auteurs tels que Pierre Bellemare, Jacques Antoine, Marie Thérèse Cuny (on ne rie pas, SVP), et même je crois me rappeler Annie Girardot, chacun racontant une histoire fantastique (mais vraie) en édulcorant un peu mais c'est pas grave.
Tel, ce chauffeur de taxi que l'on accusa à tort d'être le père de l'enfant d'une femme qu'il avait conduite à la maternité ; une paternité impossible puisqu'il avait les couilles atrophiées à la suite d'un accident de couilles (authentique).
Telle, cette femme qui tua de sang froid ses huit maris dont un avec une hache, pour rigoler (incroyable mais vrai).
Ou ce chien abandonné sur l'A42 au niveau de la sortie Pont d'Ain et qui retrouva seul son chemin vers ses propriétaires à Maubeuge, qui dès le lendemain le perdirent un peu plus loin (le croirez vous ???)
De temps en temps, Jean Marc Epinoux distille quelques anecdotes dont lui seul à le secret, et dont 75% environ concernent Sacha Guitry (le maître incontesté des misogynes dont la vivacité d'esprit ne transparaît plus guère aujourd'hui que dans les papillotes Révillon ou les billets d'humeur de Philippe Bouvard, quelle cruauté) et Georges Courteline, dont l'humour très IVe République contrasterait aujourd'hui grandement avec Le lâcher de salopes de Jean Marie Bigard.
J'en ai passé des nuits à lire ces conneries, alors que Zola, non. Zola n'a jamais lu Curiositas. Non, attends c'est pas ça que je voulais dire. J'ai jamais pu lire Zola, voilà. Sans doute parce que Zola joue trop sur le coté réaliste.
Je laisserais bien de la place à ma soeur pour qu'elle nous raconte des histoires que j'me rappelle pus, mais elle n'est pas là pour la semaine, donc le problème est réglé et ce paragraphe sans intérêt sinon celui de rajouter du texte et rendre la note en apparence beaucoup plus détaillée, amenant le fainéant atavique voyant le nombre de lignes à ne pas entamer une lecture que de toute manière il ne mérite pas.
Chère Muchuchu Epinoux,
Je vous remercie beaucoup, c'est très gentil, la vache c'est quand même chouette d'avoir un blog rien que pour ça.
Petite nièce de Jean Marc Epinoux, c'est avec plaisir que je découvre ce que vous avez écrit à son sujet. Malheureusement, mon grand oncle est décédé en 2002, mais je suis sûre qu'il aurait apprécié cet hommage.
Merci à vous, cordialement.