Vendredi 22 juin 2007
Driiing.
Cric crac.
- Salut.
(Oh non j'ai pas envie de te voir) - Mmmlut.
- Je suis venue parce que... Oh t'as pas l'air d'avoir la forme.
(Ben oui, j'ai pas envie de te voir) - Oui offf je rmblleffff...
- Je suis désolée de te déranger, mais j'ai un problème avec mon nain ternaite.
(Oui et alors ?) - Attends je vais éteindre le feu en dessous de la casserole.
- Alors parce que tu vois, d'un coup, internet ca a brusquement...
(Mais pourquoi tu vas dans mon salon ? Et pourquoi ton chat te suit dans mon salon ?)
- Et internet, nanani et tout,...
(Aaaargh)
- Mais si ça va pas, pourquoi t'en parle pas ?
- Parce que je veux faire chier personne (Parce que je préfère faire chier mes lecteurs).
par Tv39 publié dans : On s'en fout
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Dimanche 10 juin 2007
- Tu m'as dit que t'étais homo c'est ça ?
- Euuh oui, chépu.
- C'est marrant j'ai plein d'amis homos. Chuis entourée d'homos.
- Enfin je l'ai pas fait exprès, ça s'est trouvé comme ça quand j'ai déménagé.
par Tv39 publié dans : On s'en fout
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Jeudi 7 juin 2007

Nous étions en CM1. Nous étions en classe de mer, nous étions à Quiberon. Dans la chambre nous étions cinq, et il y avait Alban, et lui il était con.

On a défait les valises. Guénolé il avait un doudou ! On a ri. Il a pleuré. On a ri. Ensuite, le mono qui s'appelait Stéphane, il nous a expliqué pour les lessives. C'était rangé par chambre et il fallait notre nom dessus et on a dû remplir un trousseau, alors que les grands ont eu le droit d'aller à la mer.

Nous ensuite on est restés dans la chambre et on a sorti nos affaires et j'ai sorti le livre sur Croc Blanc en Folio Junior. J'ai essayé de le lire, mais déjà dans le bus ça m'avait soûlé, et puis d'abord je l'avais pas choisi ce livre. Je voulais le dictionnaire mais maman avait dit que non. Alors j'ai retourné le livre et j'ai voulu faire les jeux, mais pour la majorité il fallait avoir lu le livre, alors j'ai relié les points et ça a fait un chien

Après Julien s'est battu avec Alban, et Alban lui a tiré les cheveux, alors Julien lui a foutu une claque. Après Alban a boudé, mais ensuite il a pris ses paires de chaussettes et nous les a envoyées dans la figure, et ça ma déconcentré, et j'ai loupé l'oreille du chien. Après il a lancé une paire en direction de Stéphane et elle est pas retombée, alors on a regardé partout mais finalement c'était chiant alors on a arrêté.

Ensuite on s'est couchés et on a regardé le plafond, et le maître est venu pour éteindre la lumière, et il a dit "ça pue", et on a dit "c'est les pieds de Guénolé" et il a dit "non, c'est du brûlé", et il a regardé autour, et dans une lampe sur le mur, il a trouvé les chaussettes d'Alban avec un gros trou noir dedans. Il a dit qu'il nous avait sauvé la vie, qu'on aurait suffoqué, mais il me semble que quand on éteint une lumière, les chaussettes dessus cessent de brûler.

Mais ça avait l'air de lui faire plaisir alors on lui a dit merci.

par Tv39 publié dans : Ca n'arrive qu'à moi et c'est pas des conneries
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Samedi 2 juin 2007

En l'absence de d'sous d'verre, la bière de Raymond avait laissé un cercle aqueux sur le zinc, et Raymond dévoilait ledit cercle chaque fois qu'il se sentait étancher sa soif. Et puis il en rajoutait avec son doigt, il commença par des cercles concentriques, et puis fit le drapeau des jeuzolimpiques, et puis fut à court d'idée et but son demi. C'était très bien et il y avait une chouette ambiance.

Si l'on exclut le manque total d'animation, sinon Paul et Monsieur Jean qui abattaient les dominos sur la petite table du fond et Monique qui grattait une chaise. Riri faisait les mots croisés du Parisien mais le coeur n'y était pas.

"Putaindpeinture !" s'exclama Monique. "J'aurais du les protéger avant de rafraîchir le buffet. La glycéro ca tient bien."

A part René, tout le monde se foutait de savoir si Monique avait taché ses chaises de glycéro ou d'acrylique ; et puis René n'était pas encore arrivé, si bien que Monique s'excitait dans le vide.

"Je vais reprendre un demi, ma chérie, miaula Raymond qui sentait que le cinquième continent commençait à s'évaporer.
- Comin' rèit up, s'exclama Monique qui avait été bartendeuresse à Aberdeen.
- Je veux, répondit Raymond, qui avait été client à Melun depuis 1962.
- Ca sent la glycéro ! nota René, qui venait d'arriver.
- Te voilà toi ! (regard lourd)
- Quoi me voilà moi ? (regard léger)
- Tétépaçansévniraneuveur ?
- Arrête d'écrire comme Queneau, ça le dessert pas.
- En dessert y'a de la crème caramel chcrois, du-fond-lança Monsieur Jean qui n'avait pas suivi toute la conversation.
- Et puis j'étais occupé. J'ai aidé le fils au Totor à mettre ses affaires dans la camionette.
- Il part au camp de vacances à la Bourboule stannée aussi ?
- Non il s'en va de vrai. Il déménage. Il va à Paris.
- Bintiens. Totor il en dit quoi ?
- Totor il en dit trop rien. Il a viré le gamin parce qu'il est gaÿze.
- Il est quoi ?
- Il est gaÿze.
- ...
- ...
- Merde c'est pas compliqué, il est gaÿze quoi, c'est un interverti, vous regardez jamais la télé ?
- Ah, c'est une tarlouze ! simplifia Paul.
- Un hormosessuel, précisa Monique, décidément Queneauphile.
- C'est une grande saucisse qui aime prendre du côté pile, ajouta Monsieur Jean qui à l'occasion écoutait du MC Jean Gab'1.
- Oui si vous voulez, coupa René. En tout cas il s'en va.
- Il aurait dû ouvrir un salon de coiffure, murmura Monique, pensive, le regard perdu à travers la vitrine, l'index aux mouvements giratoires dans sa chevelure d'ambre.
- Moi je m'explique pas, commença Riri, comment les gaÿzes, poursuiva Riri, ils font pour baiser plus que nous, finissa Riri.
- Peut être qu'ils zont pas ta femme ! dit Monsieur Jean.
- Ahr ahr t'es con, dit Paul
- Je déconne pas. J'avais vu un reportage dessus chez le droit dsavoir et ils montraient un jardinier communal, le matin il retrouvait des gaÿzes dans le troènes, et ils avaient pas beaucoup de vêtements.
- T'es sûr quand même, René, parce que le fils au Totor c'est pas non plus une danseuse, il a conduit le tractopelle pour les travaux à Paulo.
- Eh ! c'est vrai ! Si j'avais sû je lui aurais pas laisser passer les vitesses ! Eh, parce qu'il faut pas qu'ils adoptent, hein. Moi vivant ils se marieront pas à l'église avec les robes et le riz et les photos.
- Vous mélangez tout, Paul, dit Monique.
- Qu'est-ce qui vous arrive ?
- Je vous dit que vous mélangez tout !
- PLUS UN GESTE ! hurla le Père Noël qui venait de faire son entrée par la grande porte (celle de devant). De son imposante pogne gauche il avait un de ses lutins qu'il tenait par les cheveux, de la droite un flingue au canon scié qu'il appuyait avec insistance sur la tempe du pov petit qui avait pas l'air en forme.
- Le fric ! File moi le fric, bordel !

Le lendemain, dans le journal local, on salua sa capacité de diversion. Le Noël suivant, dans la nuit du 24 au 32, et alors que Papa Nono dégustait une dinde aux marrons sèche dans sa cellule de la centrale des Baumettes, on ne déplora aucun viol sur mineur de moins de quinze ans, contrairement aux autres années.

par Tv39 publié dans : Pétage de plombs
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