Dimanche 21 mai 2006

(Quand je serai installé, que j'aurai renouvelé mon matériel, de nouveau y'aura du son. J'ai pas mal d'idées en ce moment, mais bon, t'as vu, tac tac et tout, je vais pas le faire au boulot)

Moi je voulais pas franchement, mais on m'a forcé. Clem téléphone la veille, elle dit qu'elle est à Paris, ah, ben écoute, sinon ça fait bien trois mois que j'ai peu ou pas de nouvelles, non ?

Alors elle veut aller au cinéma, alors ben, oké, j'irai bien voir L'Imposteur. Non ? Tu veux voir Davinchicode. Ah merde. Oui je t'aime mais pas de ce genre d'amour où j'irais jusqu'à attenter à ma personne. Oui, mais non, mais bon, d'accord, mais franchement tu saoules.

Quand je suis arrivé devant l'UGC Normandie, y'avait dans les cinq cent personnes, ça gueulait, après ils disaient poussez pas, un autre il disait "beute aïl ouante tou go to ze Lido", et les gardes du corps du cinéma criaient dans leur tokivoki.

On est rentrés, on a eu deux heures de pub gracieusement offerts par la régie Screenvision, après le film a commencé, Jean Pierre Marielle a accumulé les superlatifs : plus court et plus naze rôle de sa carrière. Il court, il se fait tirer dessus par un genre de lapin albinos humain, après il se dessine un pentacle sur le ventre, et Jean Reno c'est un flic, comme il est de l'opousdéilly c'est un méchant mais après il s'aperçoit qu'il s'est fait blouser par Alfred Molina qui est un curé alors il devient gentil.

Après Amélie Poulain elle fait écouter à Tom Hanks son portable, ah oui je vous ai pas dit, y'a Tom Hanks qui arrive quand Jean Reno il appelle...

Bon, on va recommencer. Audrey Tautou, c'est la petite petite petite fille de Jésus. Elle le sait pas, mais Jean Pierre Marielle il le savait, mais bon, il est mort. Elle est flique, et franchement c'est un peu con parce que si elle savait qu'elle était l'héritière de tout le catholicisme, elle se barrerait sur l'île Maurice aux frais de la princesse au lieu de compter ses jours de RTT et de se fatiguer les muscles du bras en foutant des coups d'annuaires aux gardés à vue.

Après Denis Podalydès il est contrôleur aérien, Jean Reno il lui demande un truc, mais Denis Podalydès il mange un sandouiche, et c'est sacré, chez nous les Français, c'est un acquis social. Jean Reno il en a rien à foutre des 70 ans du Front Populaire, alors il donne des coups de pied à Denis Podalydès, et il dit "merde mon nez !" (il saigne en fait) (Denis Podalydès). Là je me suis aperçu que y'avait pas Bruno Podalydès alors que d'habitude ils sont ensemble mais bon.

A la fin, ils sont dans une église, et c'est la fin. Et quand il était petit, Tom Hanks il était tombé dans un puits (depuis il a peur des ascenseurs). Il était 22 heures et on avait faim.

Quatre heures avant, j'avais vu Joey Starr devant l'église Saint Eustache. Cinq heures avant on était à la piscine et y'avait un mec bodibildé qui faisait que prendre des douches. Peut être que sa douche est cassée chez lui.

par Tv39 publié dans : J'ai vraiment rien d'autre à foutre
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Jeudi 4 mai 2006

Lorsque j'ai fait cette bande dessinée, j'étais, je crois, en cours de méthodologie de projet. C'est dire si on se fendait la gueule. J'avais improvisé une histoire en trois cases dans un style graphique qui n'eut rien à envier aux créations félines de Philippe Gelück.

L'affaire s'appelait Les aventures de Monsieur Touplat, un personnage destiné à ne pas être récurrent, et c'était bien la moindre des choses. Dans la première case, Monsieur Touplat, visiblement peu épais, se présentait. Genre "bonjour, je suis Monsieur Touplat". Dans la deuxième case, il avait perdu tout ses vêtements et s'écriait "Oh nooon ! Chuis encore à poil !" Enfin, dans la dernière case, le bras levé en signe d'appel, il lançait l'invective : "Martine, file moi un slip".

C'est sur cette dernière phrase que mon intérêt se porta quelques temps plus tard, lorsque je la fis lire à un ami, qui me confia qu'avec une seule phrase dans ce genre, on pouvait imaginer plein de choses. Et si je vous en parle aujourd'hui c'est parce que ce soir, en entrant dans la station République, j'ai chopé au vol une bribe de conversation qui donnait ceci :

-Mais, j'y pense, je ne vous ai jamais vu avec des lunettes, Edmond !

Mais sinon, voyez vous, je travaille. Et j'y passe mes journées. Alors quand vient le soir, et qu'il faut aller à la laverie sécher le linge, qu'il faut acheter des pâtes, et que votre soeur vous dit qu'il n'y a pas eu de note depuis le 21 avril, croyez moi, c'est lourd.

par Tv39 publié dans : On s'en fout
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