Voilà, je dois te le dire, je te hais. Avec tes petits yeux chassieux, je te voyais venir. Tu allais la jouer discrète jusqu'au moment le plus opportun, et puis PAF!
Et je me suis laissé avoir. Jadis pourtant je t'ai chérie, ma chérie. Oui. Souviens toi, la première fois que je t'ai vue. Ah, tu n'étais pas comme aujourd'hui, rapelle toi... C'était en 1988, j'étais parti quelques jours loin de mes parents, et dès notre rencontre, je te touchai sans relâche, et j'ai même presque honte à l'évoquer, plus de quinze ans après je te léchai. Oui voilà. A six ans.
Tu me ferais presque regretter ce jour, puisqu'à l'instant où je t'écris, je te déteste de tout mon être. Tu as peut être peur que je m'émancipe, c'est ça ? Que je vole de mes propres ailes ? Allons ! Il est temps ! C'est de l'obstruction, ce que tu fais ! Une entrave à la poursuite de ma carrière ! Je dois les envoyer ces dossiers d'inscription, j'ai pas le choix !
Mais pourquoi ? Je comptais sur toi ! Putain, je t'avais en deux fois dix exemplaires, c'est pas compliqué ! Marianne, dis-moi où t'es c'est pas drôle ! La dernière fois que je t'ai vue, c'est quand je t'ai changée de place, de mon portefeuille à aut'part. Résultat, j'ai aujourd'hui mon portefeuille sous les yeux, mais aut'part je sais pu où qu'c'est.
Il faut que tu me fasse ça en Angleterre, hein ? En France, tu t'étais dit que c'était trop facile, suffit de descendre au tabac du coin, hop, on t'achête. TU VEUX QUE JE TE TROUVE OU, ICI ???
Alors voilà, je te déteste. Et ça tu me le paiera. Ca vaudra pas 53 centimes d'Euros. Et quand j'en aurai fini avec toi, on la verra, ta valeur faciale.
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cOMMENNTSE