Mercredi 17 janvier 2007

L'avantage du classique : pour une même pièce, il y a mille interprétation différentes. Sur Chopin se distinguent nettement les romantiques (ting tingueling, c'est rubato, lancinant, ça traine ça dure des heures et finalement on roupille) des stressés (ta, ta ga da ga, au mixage ça a pas dû être facile, ça sature de tous cotés).

J'avais acheté le double album -- trente trois tours, pour qui me prenez vous ? -- du lac des cygnes, en écoutant plus attentivement hier soir la valse de l'acte I. Le philharmonique de Minneapolis. Ca ne pouvait être qu'un ricain. Et tac, et tac, et tac, ça dépasse pas d'un poil, le mec aurait mis un métronome derrière son pupitre, c'était le même prix. (Bon ben salut les gars, je vais me prendre un crème, je reviens dans une heure) Je le voyais déjà le matin sur la table du déjeuner : "Bon-jour ché-rie, tu-veux-du-ca-fé ?")

 

Je rappelle à toutes fins utiles que l'un des ressorts du classique réside dans la répétition d'une phrase, voire de toute une série de phrase. C'est la cas pour cette valse. Tout est en double. A2ttention, je dis en double, sur la partition oui. Ca ne veut bien sûr pas dire qu'il en est de même à l'interprétation, non, cela permet des nuances, rajouter de la couleur au passage EH VOILA que ce merdeux nous passe tout en simple, la valse est chiadée en 2'25, ça me fait vaguement penser à ces morceaux de musique dans les pubs qu'on ampute d'une mesure, comme ça, pour le fun, enfin surtout pour ne pas dépasser 30 secondes. Ca me hérisse !...

 

Putain ce truc ressemble de plus en plus à un blog... Promis, demain, j'upload une photo de mon caniche.

par Tv39 publié dans : On s'en fout
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 11 janvier 2007
- Sinon, ta journée s'est bien passée ?
- J'ai fait des courses à Schlecker et y'avait Alexandre Astier qui cherchait du papier cul.
- ...
- Allô ?
- Je peux te décrocher un encart dans Voici.
par Tv39 publié dans : On s'en fout
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 9 janvier 2007
Question à 90€ dégressifs : les factures ont-elles un effet rétroactif ?

par Tv39 publié dans : Ca n'arrive qu'à moi et c'est pas des conneries
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Lundi 8 janvier 2007

C’est sur le cinéma qu’on était devenus amis. C’est sur le cinéma qu’on s’est pris la tête. J’avoue qu’au départ j’ai cru à une plaisanterie. La justesse de ses critiques me dirigeait les yeux fermés au cinéma, je n’étais jamais déçu, et tout le monde était content.

Mais voilà. Il n’avait pas aimé Shortbus. Nous étions cinq ou six, ce soir-là, tous essayant de comprendre ce qu’il pouvait bien reprocher à ce film qui était ce qu’on avait pu voir de mieux depuis un petit moment. « Oui, en ce moment, je comprends pas, je suis un peu à l’ouest niveau cinéma » autocritiqua-t-il, coupant ainsi court à toute discussion.

Et puis un soir il est venu. On parlait, bon. Fatalement on a causé cinéma. Et il m’a parlé de la sortie de Jacquou le Croquant. Avec la délicatesse qui me caractérise, j’ai dû hurler quelque chose comme « Oah la grosse merde en perspective ! »

D’accord, j’admets exceller dans les jugements péremptoires et ce, dans à peu près tous les domaines : cinéma (« Samuel Le Bihan, il a le charisme d’un mollusque bivalve »), mécanique automobile (« Ah putain je supporte pas les courroies de transmissions »), journalistes de FR3 (« Tiens, voilà l’autre pouffiasse avec sa tronche de fion »), etc… Mais en l’occurrence, j’avais plus d’une raison de m’emporter.

En un : Jacquou le Croquant a été réalisé par Laurent Boutonnat. Déjà cette affirmation devrait se suffire à elle-même, mais laissez-moi aller plus avant. Nul n’ignore que Boutonnat est le compositeur attitré de Mylène Farmer, qu’il réalise aussi certains de ses clips, style ancien régime, elle se fait fouetter le derche, elle pleure, et il y a du brouillard comme en février à Dunkerque.

À ce propos, petite parenthèse au sujet de notre Mylène nationale, très utile pour démasquer les homos afin de les dénoncer à votre beau-frère qui travaille à la DGSE. Au cours d’une discussion anodine, parlez-lui de Mylène Farmer. S’il s’exclame « Aaah j’adoooooore ! », il est homo. S’il crie « Oah la rouquine je peux pas la supporter ! », il est homo. En tant que homo, j’appartiens à la deuxième catégorie. Il ne s’agit nullement d’une haine instinctive ; lorsque j’avais six ans, une camarade de classe de ma sœur lui en avait offert un 45 tours qui m’a fait faire des cauchemars pendant toute ma scolarité.

En deux : Jacquou le Croquant faisait partie de la longue liste de bouquins gentiment légués par une tante qui s’était aperçue que j’aimais la lecture, avec un livre sur les baleines de Cousteau, et une autobiographie en 800 pages d’une mère ayant perdu son gosse de 18 ans d’une leucémie. Je m’étais risqué à lire celui-ci, le mioche mourrait à la 19ème page, et la mère se demandait dans les 781 autres ce qui se serait passé s’il était allé à l’université, à Disneyland, ou chez le proctologue (spéciale dédicace à i_t). Aujourd’hui ça représente 12 ans d’analyse. Je m’en sors.

Or donc j’avais deux raisons que je juge honorables pour a priori ne pas avoir envie d’aller voir Jacquou le Croquant. Et on s’est pris la tête. Pour nous réconcilier, il a voulu mettre Ruquier.

Je ne le comprends plus.

par Tv39 publié dans : Mais kesskeu ch'fous là ?
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
dépot de nom de domaine sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus