Mais comment peut on, aujourd'hui au vingt-et-unième siècle, écouter encore le 'Canon' de Pachelbel ?
C'est bien un truc d'Anglais, ça. Il est venu dans ma chambre parce qu'il avait entendu quelques notes de la Danse Macabre, et qu'est-ce qu'il fait, cinq minutes après ? Il met le 'Canon' de Pachelbel.
Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Pachelbel est à la musique classique ce que Jean Marie Bigard est à la chanson : un maître de la finesse. Fendons nous, pour mieux comprendre, d'une petite biographie.
Johann Pachelbel 1653-1706
Né le 1er septembre 1653 à Nuremberg, d'un père vendeur de pinard et de mère inconnue, le petit Johann témoigna très tôt d'un interêt fort pour la musique. A 8 ans, il se construit un petit orgue à l'aide de bouts de bois fixés sur un emballage de poulet rôti. Malheureusement l'instrument n'arrive pas à tenir le coup, mettant provisoirement fin à sa carrière d'organiste.
N'hésitant devant rien, Johann, en 1663, était agé de 10 ans.
En 1664, il assiste à la mise en bière de feu son père, bon elle était facile d'autant que je l'ai piquée à Matthieu, voir historique du blog je vais pas me faire chier à mettre un lien, pis d'abord c'est la minute culturelle donc vos gueules.
En 1666, un incendie effroyable détruit la ville de Londres, mais Johann, qui vit en Bavière, s'en fout.
A vingt ans, il décide de devenir organiste, puis prof d'organisme. Il passera donc sa vie dans des églises, à enseigner l'orgue comme d'autres enseignent la musique ou un instrument digne de ce nom. De temps en temps, il compose, mais c'est vraiment quand il a rien d'autre à foutre.
A 42 ans, il retourne définitivement dans sa ville natale. Et puis, sans doute par étourderie, il meurt le 3 mars 1706 à Nuremberg, sans autre forme de procès. (rires)
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